“A comfortable audience is a passive audience,

and passivity kills our humanity.”

 

David BERGEN

Writer and Artist,

about our work

"Un auditoire confortable est un auditoire passif,

et la passivité tue notre humanité."

 

David BERGEN

Ecrivain et artiste,
à propos de notre travail

Texts in English

Textes en Français

 

Charles

Blog FAUX CANARD | http://fauxcanard.com/plastic-queer/

About KNACKER’S BALL, performance | September 2015 :

‘Dance with a faceless woman’

(…) At the start of the finale of the festival on Saturday night, just before Jean Biche’s star performance, two women (visual artists Red Bind) moved out into the audience dressed in black ballgowns with long trains. They were dressed for a formal soirée, but then they fastened red dog collars around their necks and attached themselves to each other by those collars with a wide red ribbon about 4 meters long. Then they wrapped their heads in red scarves so that their features were covered, no face, no hair, just blank red balls where their heads had been, their identities erased and mute, unable to see or speak.

 

They felt their way toward each other using the cord like a lifeline, embraced, and slow-danced as ballroom music began to play. The trailing loop of red ribbon and the long black trains of their dresses encircled them, binding them together, necks and feet.

 

As a second song began, they disentangled themselves slowly and turned away from each other. They extended their hands in front of them like caricatures of sleepwalkers and began to walk toward the circled crowd in two different directions. The ribbon that connected them soon became tense and pulled their necks against each other’s yearning persistence. Their sliding strides were brought short and they began to choke, trapped by the neck from going further as the music played on.

 

Eventually after an uncomfortable period of watching them struggle, a woman from the audience figured it out and rushed forward, threw down her backpack and clasped hands with one of them to take up the slow dance. Then another woman came forward. And the two couples danced much as the women had together. Now the trains encircled each partner, but the ribbon became a tug of war and finally entangled both couples. The song changed and the faceless women bowed to their last partners and looked for another.

 

Each song they changed partners, seeking blindly into the crowd with arms outstretched, ready to embrace someone new, straining on that red ribbon that bound them, until someone else took their hands and began to sway to the music. Children, old men, dandies, bikers… the crowd took turns waltzing them slowly in circles, becoming entangled each in turn.

M. sensed an opportunity and, because he knows me better sometimes even than I know myself, he didn’t let it get away. He niggled and persuaded, “Come on, this was custom-made for you… you need to do it,” until I gave in and stepped out from the audience, positioning myself to dance with one of the faceless women. I could not help but notice the similarity of his persistence in eroding my resistance – tension against tension in our coupling of opposing forces, because I felt that I did not need to dive in personally in order to understand what I saw, and he insisted that at least one of us should – was not unlike the taut red cord that choked both dancers in a tug of war of equals by the neck.

 

Despite the festive atmosphere, the woman I clasped hands with was stiff and unalive. I had not expected that. She did not speak at all, and though we were in an intimate pose, I did not feel I could speak to her. We swayed not like dancers but like zombies, like cadavers. She was performing, making a point. It was not a dance foremost, but a symbol. I found the train of her skirt entwining my legs as we turned slowly in one direction, the red sash that connected her to her “sister” twin across the dancefloor also wound around my neck and that of the other new partner.

 

But were we partners? Or their victims. Or their beards. Or even their pupils. If I had not danced with her myself, I would not have grasped half as much of the symbolism. This was participatory art. To observe it was not enough. You had to engage personally to understand it best.

 

Two faceless women bound by a cord summoned strangers out of the audience to dance through a song, but never broke their connection to each other, nor revealed their true identities to their partners, not even to each other.

 

I barely got to experience this, as I was the last one to dance with one of them before the music stopped and they took a final bow. I would not trade that memory for the comfortable security of never having stepped out.

 

I am very glad that M. knows me so well. (…)

Michel GAILLOT
Philosophe et Critique d’art,
Professeur de Philosophie et d'Esthétique à l’École des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, Commissaire d’exposition, Auteur

À propos de CONTEST, vidéo-performance | 2013 :

   "…Cela - au vu déjà de la courte mais très intéressante présentation ci-dessus de cette proposition performative - donne bien envie d'être vu et vécu... d'autant plus lors de cette "nuit" du "spectaculaire-marchand" et de son "ordre établi" (y compris culturel ou artistique), où à l'inverse au lieu d'y résister nous cédons, comme si de rien n'était, à ses mirages et à ses encodages... et où ce qui est en jeu - mine de RIEN - c'est ni plus ni moins que nos corps et en eux ou comme eux, tous ces désirs préfabriqués qui en quelque sorte le bâillonnent, le privent de sa voix...


Aussi - si comme l'écrit Spinoza "nul ne sait ce que peut le corps", il faudrait ajouter que nul ne sait non plus ce que de manière constante, non visible et non intentionnelle, il absorbe ou incorpore en lui nombre de "désirs" qui, pour le dire certes bien trop vite ici, ne sont pas les siens (dans "La société du spectacle", Guy Debord a beaucoup insisté sur ce point, à savoir sur l'extrême porosité ou perméabilité du corps ou des corps à s'imprégner de déterminismes et de désirs qui ne sont pas les siens ou les leurs, mais qui renvoient plutôt à l'ordre "marchand" et "spectaculaire", qui notamment à travers la profusion sans cesse croissante des écrans et des images (alors qu'il écrivait cela en 1967) s'infiltre pour ainsi dire, comme en douce - et cela, bien au-delà du seul espace public, jusqu'au plus profond de l'espace privé ou de notre intimité - afin d'y glisser ou d'y ancrer, d'y faire naître ou d'y implanter des impératifs et des normes comportementales, des désirs, mais aussi des peurs ou des craintes, qui au bout du compte nous rendent d'une part bien dociles et assujettis à son seul ordre)...


Ou, en d'autres termes, nul ne sait comment ou à quel point le corps est en quelque sorte sans cesse contaminé ou colonisé par des impératifs la plupart du temps d'ordre consommatoire, mais aussi d'ordre social ou politique... (certes, bien qu'un peu simpliste en la matière, l'image ici du virus informatique qui - de façon secrète, invisible, mais néanmoins efficace et opérationnelle - s'introduit dans le système nerveux central d'un ordinateur, pour en prendre au moins partiellement le contrôle, notamment en lui faisant faire ce qu'"il" (son propriétaire ou son utilisateur) n'avait pas désiré, voulu ou prévu, peut toutefois nous en donner une vision qui, bien que mécanique ou artificielle, reste tout de même assez juste, éclairante ou parlante...).

D'où l'on voit bien en effet que c'est d'abord là une affaire politique, le corps dans son espacement et dans son partage étant précisément le lieu du politique... car exister ou être (de même qu'être-avec), c'est d'abord et avant tout être espacé ou exposé par, dans et comme "son" corps...Et puisqu'il n'y a pas de corps qui puisse s'espacer ou s'exposer seul, isolément ou à l'écart des autres - le monde étant dès lors le co-espacement ou la co-exposition de tous les corps (humains certes, mais aussi animaux, végétaux et minéraux...) -, puisque alors exister ou être, c'est en même temps et inséparablement se co-espacer ou se co-exposer), le corps du coup est précisément la grande affaire du et de la politique, de l'exercice du pouvoir comme de la souveraineté (la et le "politique" commençant et se terminant dès lors avec les corps ou aux corps).

 

Bref (si je peux dire...), ce qui m'a conduit là, sans doute "ici" dans ou avec bien trop de mots, c'est cette image ci-dessus que j'aime beaucoup et qui, selon moi - à côté des mots qui l'accompagnent - illustre ou plutôt donne à voir, à sentir en général et à penser comment dès lors il est nécessaire, si ce n'est de subvertir, d'au moins "résister" (Gilivanka et Barbara disent ici - comme ON OSE PLUS DIRE aujourd'hui - "lutter contre l'ordre établi") à cet "ordre" qui nous plie quasi-naturellement et quasi-automatiquement à ses déterminismes, en faisant - sans même qu'on s'en rende pleinement compte - des corps (de tous les corps, le tien, le mien, les nôtres...) l'espace même du pouvoir et d'une "lutte" permanente pour l'assoir et l'exercer...

 

En fait, revenant à cette image, sous ces masques, il me plaît à imaginer, à penser que ce sont nos corps, tous les nôtres qui sont en jeux... et ne fût-ce que temporairement, pour cet instant là performé et ensemble partagé, qui sont comme libérés, lavés ou des-encastrés de ces carcans invisibles, mais combien opérants et sclérosants... Au-delà de son esthétique propre et de la charge de mystère (y compris charnelle, sensuelle ou érotique) qu'elle porte en elle, c'est sans doute d'abord cela qui me plaît dans cette "image" et plus encore qui me touche en me donnant à sentir et à penser, comme si s'ouvrait là un espace où - même éphémèrement - une voix débâillonnée, sa voix est redonnée aux corps...

pour qu'enfin débâillonnée une bouche touche..."

 
 

Susan CAMPOS FONSECA

PhD in History and Science of Music,

Master of Spanish and Latin American Thought from the Autonomous University of Madrid (UAM), and Bachelor in Music Direction from the University of Costa Rica (UCR), Susan Campos Fonseca internationally stands out as a musical and artistic director :


“From the perspectives of "carnal musicology" (E. Le Guin) and "corporeal feminism" (E. Grosz), my research interests are Music and Philosophy, Music and Literature, Musical Theology and Mysticism, Women and Performance Studies in Spain and Ibero-America.”

 

 

“Musicología “carnal” y estudios de género :

una propuesta experimental” -

MUSIC & BODY MATTERS International Conference,

Universidad de la Rioja, Logroño, Spain | June 2012 :

 

   "During the International Conference Music and Body Matters (6-8 June 2012), I presented some ideas about the work of Gilivanka Kedzior and Barbara Friedman ; their actions are an excellent example of how performance studies transfeminism, "sextremism", postporn and pornoterrorism, subverting biopolitical thoughts, "the body" and ideals of "equality" and "difference" versus a human rights increasingly reviled."

Karine MATHIEU
Chef de projet d'exposition et de diffusion en région

Les Abattoirs-FRAC Midi-Pyrénées | Toulouse (31), France

À propos de HOMOCHROMIES, installation | Septembre 2015 :

   Dans une dualité, Gilivanka Kedzior & Barbara Friedman (Red Bind) se fondent en une même peau renversant le statut d’identité. Elles bouleversent les carcans sociaux en flirtant avec les limites et les ambiguïtés d’un corps à corps. Pour la première fois, elles se confrontent à un nouveau genre, celui de l’exposition. Accoutumées des performances, elles s’immergent au sein de l’intime pour faire jaillir la part discrète de leur hôte. Un ménage à trois se tisse, les identités s’effeuillent peu à peu dans un album de famille.

Entre photographies et archives sonores, l’univers de la maison devient le théâtre d’une intrigue où l’étrange et l’ordinaire se côtoient dans une déconcertante familiarité. Un certain voyeurisme transpire des pores architecturaux de la maison…

 
 

Zhang Xianmin

Performance Artist and Painter

November 14, 2014 - Beijing

 

About KNACKER’S BALL, performance :

 

   "(...) The combination of you two is a miracle, my Chinese colleagues agree that both of you work best, not only is very contemporary and poetic, most of the people present is easy to understand.


Our bodies are in such awkward situation of civilization, the right to appeal more and more body, the mind open almost endless. Our bodies seem to be always in fear and surprise, as the rope between the body of you two, it is to maintain the status quo of civilization and restrict the development and evolution of civilization, shown in works of both of you can relate to every one of us almost have similar body.


Thank you for your performance, it is your work that cause I think again to the body. Your sincere make me moved, thank you."

Mari FALCSIK

Hungarian Poetess

About KNACKER’S BALL, performance | September 2015 :

 

Close or loose or eternal bind ?
Goddamn or blessed or dangerous tight ?
Love or lock or twinning knot
A maybe a must a will or will not ?

 

A charge a choice a join to rejoice ?
A rope for a hope and coupled joys ?
A double bind for happiness

or just a chance for sweet caress ?

Johanna VAUDE
Artiste et Réalisatrice

 

 

À propos de THE SECRET, vidéo expérimentale | Mars 2012 :

   "Barbara Friedman & Gilivanka Kedzior nous ouvrent la porte de ce recoin oublié : est-ce là l’opportunité permise d’écouter ce lieu abandonné ? De s’y asseoir un instant pour saisir les images mentales d’une mémoire non exprimée ? Deux temps ne s’y conjuguent-ils pas, celui du passé et celui du présent ? Sommes-nous prêts à accueillir la blessure cachée, à la libérer de sa vieille charpente, de sa saison morte ? Les scènes semblent nous souffler : Ouvrons les fenêtres. Brisons le verre opaque de nos gestes obsessionnels. L’eau qui dort doit être oxygénée. Soyons l’enfant et l’adulte, le même et l’autre, le confident et le confesseur.

Voilà donc un film porteur d’une proposition très sensible, créée par ces deux jeunes femmes. Orientent-elles notre espérance vers les voies de la réconciliation ? Vers de nouveaux espaces, de nouvelles structures colorées ?"

 
 

©2018  Gilivanka KEDZIOR & Barbara FRIEDMAN - All rights reserved

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